Publié dans Séries

Hannibal, maintenant la série

(c) Gaumont International Television
(c) Gaumont International Television

Le Docteur Hannibal Lecter est un personnage reconnu. Le tueur en série, créé par Thomas Harris en 1981, a fait l’objet d’un roman intitulé Dragon Rouge, adapté ensuite au cinéma dans la saga Le Silence des Agneaux/Hannibal/Dragon Rouge. Plus récemment, les fans du Docteur découvraient son enfance torturée dans le film Hannibal Lecter : les Origines du Mal. A cela, ne manquait plus qu’une série… C’est désormais chose faite grâce à la chaîne NBC et au producteur Bryan Fuller (Dead Like Me, Pushing Daisies).

L’histoire est simple : Will Graham aide le FBI à résoudre les crimes grâce à son imagination débordante et à sa capacité à deviner les faits. Ce spécialiste fasciné par les tueurs en série se fera aider/examiner/saborder par le psychiatre Hannibal Lecter, personnage froid et cannibale à ses heures perdues.

Côté casting, la production gâte les téléspectateurs. Hugh Dancy, le beau Luke Brandon dans Confessions d’une accro au shopping, incarne le consultant torturé. Laurence Fishburne, Jack Crawford, est flic au FBI. Enfin, si le monde entier le connait sous les traits d’Anthony Hopkins, la nouvelle série de NBC offre au Docteur Lecter un nouveau visage. Celui de Mads Mikkelsen, comédien de renom connu pour ses rôles de méchant – on pense notamment à Casino Royal où il joue Le Chiffre.

On aime :

  • L’idée même d’une série sur Hannibal Lecter. Pour ma part, ce personnage m’a toujours fasciné – non, je ne suis pas folle et/ou cannibale – et le voir évoluer dans un autre monde, relégué au « second rôle » et mystérieux au possible, est intriguant.
  • Le côté torturé de Hugh Dancy. Avouons-le, le fait qu’il soit dans cette série à l’histoire peu ragoûtante est un vrai plaisir pour les yeux. Mais au delà de l’aspect physique, le comédien nous offre son talent sur un plateau d’argent, stressé et stressant au possible.

On n’aime pas :

  • L’impression de « on-ne-sait-pas-quelle-sera-la-suite-mais-on-y-va-quand-même » donnée à la série. L’ensemble est flou, un peu comme si les producteurs ne savaient pas où cela les mènera. Assez dérangeant.

On aurait pu s’en passer :

  • Pour l’instant, le personnage d’Alana Bloom, interprété par Caroline Dhavernas, n’a pas d’importance. La jeune docteur n’apparaît que très peu dans les épisodes, et seulement au bon vouloir du FBI. On imagine que, par la suite, la jolie (?) brune aura un faible pour Will Graham. Faible évidemment non partagé. Bref, l’histoire d’amour vue et re-vue.

Ce qui nous a manqué :

  • Anthony Hopkins, évidemment. Parce qu’au fond, il sera toujours le vrai Hannibal Lecter.

A vos écrans, et n’oubliez pas, vérifiez toujours le contenu de vos assiettes.