Publié dans Musique, Sorties

Maroon 5 @ Bercy

(c) Anaïs M.
(c) Anaïs M.

Après une annulation de concert, une reprise de places et une bonne année d’attente, ça y est ! J’ai enfin pu voir Maroon 5 en concert – rappelez-vous, je vous en avais parlé dans mon article sur 2014. C’était ce dimanche 19 janvier au Palais Omnisport de Paris Bercy, et c’était DE-MEN-TIEL !

On ne retiendra pas la galère pour chercher une place pour se garer – trouvée à 20 minutes à pied de Bercy -, ni les très très longues queues pour arriver dans la salle de concert… Sérieusement, je n’avais jamais vu un monde pareil. Certaines personnes étaient sur place dès 5h du matin pour avoir les meilleures places ! Digne d’un concert de Madonna !

Comme tout concert qui se respecte, il y a eu des premières parties. Oui oui, des. Le premier artiste à passer était PJ Morton. Le pianiste et choriste de Maroon 5 vient de sortir son album solo, New Orleans, et a pu interpréter certains de ses morceaux sur la scène de Bercy, accompagné de James Valentine, le guitariste du groupe. Mélange de soul et de R&B, avec une bonne dose de groove, c’est une très bonne découverte, comme son titre Only One, en featuring avec Stevie Wonder – qui n’était pas là, faut pas rêver.

Passons sur l’attente de dix minutes – nos pieds font mal, il fait chaud, les premiers malaises commencent à se faire dans la fosse, on a soif, notre dos fait mal, on est serrés comme des sardines, etc.

(c) Anaïs M.
(c) Anaïs M.

Viens la deuxième partie, j’ai nommé Monsieur Robin Thicke ! Rien que ça, oui ! Le mec a ouvert son show sur Give it 2 U pour enchaîner sur des titres moins connus.

Superbe dans un costume noir en velour (il me semble), l’homme est un véritable show-man. Il est également un excellent pianiste, je ne m’attendais pas à ça.

Vous l’aurez compris, Robin Thicke a littéralement mis le feu à Bercy. Mais l’ambiance n’était en rien comparable à ce qui s’est produit quand il a interprété Blurred Lines. Une véritable explosion dans le public, tout le monde dansait et chantait, c’était incroyable !

Passons la grosse demi-heure d’attente pour voir enfin Maroon 5 – nos pieds font plus mal que jamais, les malaises se multiplient à vitesse grand V, le public entonne à l’unisson Locked Out of Heaven de Bruno Mars, une ola démarre et fait 5 tours de salle…

Et enfin, les lumières s’éteignent. L’excitation de les voir monte en puissance, un Adam Levine vert commence à chanter les premières notes de One More Night sur les écrans géants. Les projecteurs éclairent la scène, le groupe apparaît et l’hystérie est à son apogée !

(c) Anaïs M.
(c) Anaïs M.

Pendant une heure, Maroon 5 enchaîne leurs titres, de This Love à Payphone. Adam Levine s’autorise même à reprendre quelques morceaux comme Be My Baby de The Ronettes et Get Lucky de Daft Punk feat. Pharrell Williams.

Les filles – dont moi, avouons-le – s’extasient devant Adam Levine, plus sexy que jamais (enfin peut-être pas plus sexy que là), qui enlève sa chemise – pour dévoiler un tee-shirt, dommage -, joue avec le drapeau de la France ou encore comprend que nous ne sommes pas très bons en anglais et parle « distinctement et doucement ». Et en plus, le chanteur a vraiment une voix incroyable, qu’im manie comme il veut. Est-il l’homme parfait ?

L’ambiance est au top, les musiciens sont excellents, ça danse, ça chante, bref, c’est ce que j’appelle un p*tain de concert ! Mais la fin arrive trop vite, le rappel se fait. Adam Levine divise le public en groupe A et B pour entonner She Will Be Loved, un dernier salut du groupe et c’est fini. Le temps passe trop vite quand on s’amuse…

En conclusion, je ne regrette pas l’annulation de concert, la reprise de places et la bonne année d’attente, car ce concert était juste mortel. Si je m’attendais à entendre beaucoup de morceaux de leur nouvel album, Overexposed, les garçons ont préféré jouer la carte de la sécurité et reprendre beaucoup de chansons de leur album Songs About Jane – qui est dans mon top 5, rappelez-vous – donc ce n’était absolument pas pour me déplaire. Leur énergie était vraiment communicative.

Bon, seul bémol, c’est que je n’ai pas vu grand chose du concert. Quelle idée de faire moins d’1m70 ? Heureusement qu’il y avait des écrans géants. Mais au final, ce n’était pas grave. Car c’était vraiment un pur moment de bonheur…

Et vous, y étiez-vous ? Racontez-moi tout !

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Top 5 des meilleurs albums de tous les temps

(c) D.R
(c) D.R.

Je parle toujours de séries sur ce site, mais jamais de musique. Pourtant, selon moi, la musique améliore grandement la vie. Elle l’égaie, lui donne un sens – et nous sert parfois à se croire dans un clip, quand, écouteurs dans les oreilles, on marche dans la rue en rythme.

Il existe des albums dont on ne se lassera jamais. On les connaît par coeur, on adore les chanter à tue-tête, et chacune des pistes est aussi bonne que la précédente. Ils sont peu nombreux, mais notre vie sans eux serait incomplète. Pour mieux me cerner, je vous propose de connaître – et d’écouter si vous êtes curieux -, mon top 5 des albums que j’aime d’amour :

Songs about Jane 5) Songs About Jane, de Maroon 5 (2002)

C’est celui qui m’a fait connaître et aimer ce groupe. Songs About Jane est leur tout premier album et pourtant, il est si bon, si travaillé. Il est l’un des seuls opus de ces dix dernières années que je trouve vraiment parfait. Toutes les chansons sont excellentes, me font sourire et danser mais également pleurer. J’irai même jusqu’à dire que la dernière, Secret, est la plus belle de toutes. Je ne remercierai jamais assez cette Jane, copine d’Adam Levine à l’époque, pour leur avoir inspiré ces chansons.

4) D’Eux, de Céline DionD'Eux (1995)

Surpris, hein ? Oui, je sais, Céline Dion, sa voix, son mari Réné, bla bla bla… Mais avez-vous déjà écouté cet album ? La chanteuse canadienne a collaboré avec Jean-Jacques Goldman sur cet opus et le résultat est juste magnifique. Les chansons sont aussi bien douces que rythmées, et faire des vocalises sous la douche en essayant de reproduire ce que fait Céline est un véritable plaisir.

Hotel California 3) Hotel California, de The Eagles (1976)

Tout simplement parce que ma chanson préférée au monde est Hotel California. Oui, c’est super cliché, c’est sûrement celle de tout le monde dans le monde, mais on n’y peut rien si elle est juste géniale, et magnifique, et parfaite ! Le magazine Rolling Stone l’a même classée comme une des 500 plus grandes chansons de tous les temps, c’est pour dire ! Et l’album est dans la continuité de ce chef-d’oeuvre.

2) 5, de Lenny Kravitz 5(1998)

Evidemment, il ne pouvait pas y avoir de Top 5 sans mon Chouchou. Tous ses albums sont terribles mais 5 est celui que je préfère par dessus tout. Le mettre à fond chez moi et chanter comme une folle, fredonner les airs avant même que la musique commence, c’est ce qui me fait penser que cet opus en particulier est de la bombe à l’état pur. Cet homme est un génie, un prodige qui joue parfaitement de tous les instruments. Certains n’aiment pas, j’en suis consciente, mais il faut tout de même remarquer son talent.

et le top du top est…

Imaginary Day1) Imaginary Day, de Pat Metheny Group (1997)

Peu de gens connaissent Pat Metheny, un guitariste talentueux comme il en existe peu. S’ils l’écoutaient jouer, beaucoup n’aimeraient pas, j’en suis certaine. Son style, surtout sur cet album, est vraiment spécial, complétement jazzy, un peu psyché et très barré. Mais c’est comme ça, je l’aime. Si je ne devais garder qu’un album, ce serait celui-là. Peut-être parce que c’est mon papa qui me l’a fait écouter, et que je pense à lui à chaque fois que je l’entends, mais aussi parce que c’est le seul qui arrive à me détendre entièrement, et même à me faire dormir. Il me relaxe, m’apaise… A voir, le live de cet album. Un moment de pure magie, une occasion de découvrir le don de Pat Metheny qui manie la guitare Pikasso à 42 cordes et 4 manches que Linda Manzer a construit spécialement pour lui. Ou juste Follow Me, pour se donner une idée. Sachez que mon rêve sera de le voir jouer cet album sur scène…

Voilà, j’espère que ce petit classement vous a plu.

Et vous, quels sont vos 5 albums préférés ?

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Johnny Hallyday @ Stade de France

Ah Johnny ! La star nationale par excellence. Avant toute chose – critique, lynchage et autres gentillesses de ce genre -, je tiens à préciser que je ne suis pas une fan de Johnny Hallyday. Je considère que cet homme est un monument de la musique dans notre pays mais ça s’arrête là. Merci.

Lundi 11 juin, 16h. Mon rédac’ chef adoré du pôle culture de L’Express.fr arrive à mes côtés et me dit « Je suis embêté, il y a un truc de prévu mais personne ne peut/veut y aller ». Moi « Qu’est-ce que c’est? » – « Le concert de Johnny Hallyday ce week-end », dit-il très simplement. Et autant parfois, je peux être longue à la détente, refuser une proposition et le regretter deux minutes après, autant là, la réponse a été claire et rapide : « OUI, OUI, OUI ! » Bon, Johnny, c’est pas trop ma tasse de thé, mais j’ai toujours dit que si un jour on m’offrait la place, j’irai. A croire que ce jour est arrivé !

Vendredi 15 juin, 17h et quelques. Ma collègue (auteure du site Tongraindebeauté.com) et moi partons direction le Stade de France. L’ouverture des portes à 18h, et nous devons trouver une dizaine de fans (ou non-fans) de Johnny pour un diaporama. Les tee-shirt loups et bandanas Johnny sont au rendez-vous, les fans, passionnés : priceless.

18h45, entrée dans les loges presse. Le Stade se remplit petit à petit pendant que la première partie commence : Skip The Use. Pendant 30 minutes, les musiciens se déchirent sur scène. Vient ensuite Louis Bertignac. Si l’ancien guitariste de Téléphone commence avec des chansons qui lui appartiennent, il change rapidement de registre pour celles du groupe culte. Une demie-heure de frissons en entendant Cendrillon et les autres titres tous plus connus les uns que les autres résonner dans le Stade. L’ambiance est à son comble.

21h30, les lumières s’éteignent. Une boule volante sort de derrière les écrans géants et tourne au dessus de la scène. Des applaudissements, des flammes, moi qui sourit comme une enfant le soir de Noël : Johnny Hallyday commence son concert en chantant Allumer le feu !

Le jeu de lasers est impressionnant, les trois écrans géants également. Les chansons s’enchaînent. Quoi ma gueule me fait frissonner, Diego me donne envie de pleurer. Un orchestre a fait son entrée sur scène, l’artiste chante au milieu des tambours, violons et autres pianos. Pascal Obispo est invité pour interpréter en duo Rock’n’Roll Attitude. Pendant que notre Jojo national s’offre une brève pause, ses trois talentueuses choristes prennent le relais. Le rockeur au grand coeur revient avec sa guitare à la main pour chanter Gabrielle et Mourir d’amour enchaîné. Tous ses plus grands titres sont offerts au public sur un plateau.

« Je suis très heureux d’être ici ce soir… ça me remplit de bonheur. J’ai vraiment un public en or ! » avoue Johnny Hallyday. A chaque fin de chanson, quand le public reprend à l’unisson ses dernières paroles, ce grand monsieur ne peut s’empêcher de sourire, heureux. Qui a dit qu’il avait pris la grosse tête ? « Et comme d’habitude, il pleut ! » ajoute-t-il, rieur. C’est vrai qu’à chaque fois…

Johnny quitte la grande scène pour un plateau motorisé qui avance et tourne sur un bras de scène. « Pour aller au plus près du public » dira-t-il. Il commence alors une partie unplugged, très intimiste malgré les milliers de personnes et le lieu, en interprétant du Elvis Presley ou encore Lucille.

De retour sur scène, il fait frissonner le public (et moi même) avec Que je t’aime. Louis Bertignac le rejoint pour un duo guitare/voix sur Le fils de personne. La dernière chanson arrive enfin : Johnny nous offre le meilleur pour la fin puisqu’il chante L’Envie. Plateau motorisé, scène et explositions, le final est à couper le souffle.

(c) Anaïs Mahieux

Ce soir n’est pas un soir comme les autres pour Johnny Hallyday. La star de la chanson fête ses 69 ans. Et c’est Alain Delon en personne que le public voit arriver sur la scène. Ce dernier lance le signal et bientôt un HAPPY BIRTHDAY TO YOU est entonné par des milliers de personnes. Magnifique.

Le rockeur reviendra pour deux rappels. Toute la musique que j’aime et Quand on a que l’amour au piano/voix seront interprétées. Minuit, les lumières se rallument. Johnny Hallyday aura tenu 2h30 sur scène. La voix, l’énergie et le déhanché sont toujours au rendez-vous. Chapeau, monsieur !

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Joe Bonamassa @ Toulouse

Le mois de juin a été riche en émotions niveau concert : après Johnny Hallyday le 15 au Stade de France – promis, je vous raconterai ça dans un autre post -, me voici partie à Toulouse pendant un week-end pour aller voir Joe Bonamassa, un bluesman talentueux au possible.

Tout a commencé au mois de février. Moi, galérant pour trouver un cadeau à mon père pour son anniversaire. J’étais alors en stage à Allomusic – Paix à son âme – quand un collègue arrive et me dit « Tiens, toi qui aime bien Joe Bonamassa, il passe en concert à Toulouse et Lyon, fin juin ». Moi, Paris, Lui, Toulouse… C’était l’occasion rêvée pour découvrir la ville et le monsieur !

Donc nous voilà parti, en ce week-end du 30 juin, dans la ville rose. Je vous passe les balades dans les rues, les fringues achetées – premier week-end de soldes, j’ai cru que j’allais mourir – et la chaleur. Après une journée épuisante, direction le Casino Barrière de Toulouse.

Première réaction :  quand j’ai lu Casino, je pensais Casino de Paris, petite salle, mais certainement pas un vrai casino ! L’endroit est sympa, et la salle de spectacle est magnifique. Deuxième réaction : « Wouah ! On est vraiment bien placé ! » Tu m’étonnes, troisième rangée en partant de la scène, pile poil en face de la douzaine de guitares dont va se servir Joe Bonamassa. Le pied !

Le début du concert est prévu à 20h30. Etant une habituée, je savais que ça ne commencerait pas avant 21h. Quelle langue de vipère : 20h29, les lumières s’éteignent et Joe Bonamassa entre sur scène.

(c) Anaïs Mhx

Dès le début, le guitariste nous plonge dans un univers intimiste. En plus de lui et de ses douze guitares, se trouvent sur scène quatre autres musiciens ultra talentueux. Dans le public, certains ne s’attendent pas à ce spectacle. Ils ont connu le Joe Bonamassa à la gratte électrique, non cet homme qui joue de l’acoustique. Mais le résultat est saisissant. Et en plus d’être doué avec son instrument, l’artiste chante comme un Dieu. Sa voix s’étend dans la salle, provoquant des frissons à qui veut. Sa tracklist est diversifiée, mais le blues est là, parfait. Le temps s’écoule rapidement, aussi vite que ses doigts glissent sur la guitare. Après 1h30 de concert et un rappel, la team s’en va, nous laissant des étoiles plein les yeux.

Pour les curieux, allez voir cette vidéo. (Chant à 2’50)

A bientôt à Paris, Joe.